Une addition salée, qui comprend pourtant une baisse de 631,2 millions pour 2026, comparativement à l’évaluation initiale réalisée par la CRE en juillet 2025. Cette baisse est notamment liée à de moindres versements de primes à une certaine catégorie d’installations photovoltaïques (celles liées aux arrêtés dits S17 et S21). Elle est aussi imputable à la hausse des prix prévisionnels du gaz, qui entraîne mécaniquement une baisse des charges relatives au dispositif d’obligation d’achat de biométhane. Plus les prix de marché sont élevés, moins les écarts à compenser sont importants.
«Sur les années 2025, 2026, 2027, la CRE constate que les surcoûts unitaires se stabilisent et sont comparables à ceux observés avant crise (autour de 90 euros du mégawattheure)», souligne le gendarme de l’énergie, rappelant que le soutien concerne les énergies renouvelables électriques et les centrales électriques qui fonctionnent au gaz naturel.
Un plafond devrait être atteint en 2027/2028 avec l’arrêt des contrats d’obligation d’achat et les contrats pour différence les plus anciens. La CRE salue aussi «la forte mobilisation des producteurs sous obligation d’achat qui ont su mettre en œuvre dans des délais limités une pilotabilité satisfaisante de leur parc afin de respecter les signaux de modulation envoyés par EDF OA». Ce qui permet de réduire la charge pour l’État, en abaissant la production quand les prix sont très bas. La CRE préconise une extension de ce dispositif à un périmètre plus large. Si la note est salée pour le contribuable, elle est aussi synonyme de prix bas de l’électricité pour les consommateurs français.






